Week-end de collecte nationale pour la Banque alimentaire

Chaque année le dernier week-end de novembre est marqué par la collecte nationale de l'association humanitaire de la Banque alimentaire.

L'entrepôt de la Banque Alimentaire de la Vienne se situe sur la zone commerciale de Poitiers Sud. L'association compte une centaine de bénévoles. Chaque année, en novembre, elle organise sa collecte nationale. Le but est de récolter un maximum de denrées qui seront redistribuées aux personnes accompagnées par les associations humanitaires tout au long de l'année.

Un petit tour du propriétaire

C'est donc Caroline, l'une des 7 salariés de l'association, qui prend le relais. « C'est la collecte annuelle, la seule qu'on réalise chaque année », déclare-t-elle. « Elle nous permet de récolter des produits secs, que nous redistribuons aux associations partenaires. Il s'agit de pâtes, de lentilles, de produits d'entretien, de produits pour bébés, etc. 138 bénévoles à l'année composent l'association.

Les produits secs sont répertoriés et rangés

Tous les matins, des camions vont chercher les produits frais dans les magasins. Ils sont triés et répartis par association, comme les fruits et les légumes. La ramasse correspond aussi aux produits secs. Ce sont les gâteaux parfois ouverts par les clients, etc.

Tri banque alimentaire
Les bénévoles trient les fruits et légumes

Ainsi la majeure partie de ce qui est donné en produits secs provient de la collecte nationale. Après la collecte du week-end, tous les bacs seront pleins. » Caroline fait remarquer que d'autres arrivages arrivent aussi pendant l'année mais c'est en quantité moindre que pour la collecte nationale.

L'organisation de la collecte

« En avance, il faut préparer, commander et donner le matériel de communication (flyer, affiche). En septembre, on rappelle à nos associations partenaires (CCAS, par exemple) qu'elles doivent se mobiliser. On répartit les bénévoles. Lors de la collecte nationale, c'est pas loin de 400 bénévoles qui seront dans les magasins pour la collecte. Cela permet plus de souplesse pour les personnes », explique notre guide, avant de déplorer : « Cette année, nous rencontrons une petite crise de bénévoles ».

Les denrées arrivent par camion

La nouveauté pour 2021, quelques magasins organisent une collecte dématérialisée qui correspond à des coupons. C'est en quelque sorte une cagnotte qui permettra d'acheter des produits particuliers spécifiques. 4 camions sont également loués pour la collecte. Ils sont munis d'un hayon pour charger plus facilement les bacs dans lesquels seront placés les produits collectés.

Les bénévoles trient les produits frais

Les produits sont ensuite acheminés au local où ils seront triés et rangés par catégorie. À la fin de la collecte, un mail est envoyé à chaque bénévole pour les remercier et pour les informer du tonnage qui a été collecté grâce à eux.

Le mécénat de compétences à la Banque Alimentaire

Si l'association comprend de nombreux bénévoles, elle accueille également des salariés d'entreprises pour faire partager leurs savoirs et leurs connaissances. Laurent Rattier, vient de chez Orange. L'entreprise organise un mécénat qui permet à ses salariés d'être prêtés à l'ensemble des associations à but caritatif. Un contrat est signé entre l'entreprise qui met en disposition la personne et l'association qui bénéficie du mécénat de compétences. À la Banque alimentaire, il participe à la logistique. Il tient à rappeler qu'il existe un écart entre le monde de l'entreprise et le monde associatif. Ainsi, il faut s'adapter à l'association. Laurent Rattier explique qu'au début, « il faut faire un petit effort pour oublier ses anciennes habitudes de travail ». Néanmons lorsqu'il s'est engagé dans le dispositif, après avoir été sensibilisé à plusieurs reprise chez Orange, il savait que cela serait totalement différent. C'est aussi un dispositif qui est adapté aux personnes en fin de carrière.

Laurent Rattier était ingénieur chez Orange

Une pandémie qui vient bousculer les habitudes

« Avec la pandémie, il a fallu qu'on préserve tous nos bénévoles. On a travaillé en sous-effectifs avec les salariés et les membres du bureau. Il n'y avait plus de camions qui tournaient le matin. On a donné essentiellement des produits secs. Le nombre de bénéficiaires a aussi augmenté et il a fallu continuer à servir tout le monde », rappelle Caroline.

Caroline
Caroline travaille au service logistique

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Frédéric Mineur
Journaliste
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