Licenciée au Compagnon de la Clouère, Mathilde Grellier a remporté la course des vingt-huit kilomètres du trail des Foulées chapelaises (79) qui s'est déroulé le dimanche 2 mars 2025.
Mathilde Grellier est une habituée des courses à pied. Si elle est venue de la Vienne pour courir le nouveau trail des Foulées chapelaises, elle a néanmoins grandi à La Chapelle Saint-Laurent. Pour la première édition de cette nouvelle formule emmenée par l'équipe récemment formée de l'association organisatrice, la sportive s'est attaquée au parcours des vingt-huit kilomètres qu'elle a remporté après deux heures et trentre-trois minutes.

Quel sportive êtes vous ?
« Je suis affliliée depuis trois ans aux Compagnons de la Clouère. Je suis également rattachée au CA Pictave depuis l'année dernière de manière à pouvoir être rattachée à la fédération française pour l'enregistrement des courses nationales. Le sport, c'est ma passion. Après quinze ans passés au sein du club du Rebond chapelais, je suis devenue marathonienne et traileuse. Je m'intéresse aussi à la danse contemporaine, que j'enseigne à l'université de Poitiers, outre mes enseignements de spécialité plus liés aux Sciences de l'éducation et à l'Histoire du sport, de l'EPS, des JO et de l'Histoire en général. »
Qu'avez-vous pensé du Trail des foulées chapelaises ?
« Je trouve que c'est une véritable belle réussite pour cette première édition façon "Trail des foulées chapelaises" », explique Mathilde Grellier. « Ça n'était pas une simple course "nature" mais un vrai trail. J'en enchaîne pas mal depuis quelques semaines donc je commence à percevoir la différence selon l'ensemble des compétitions. J'ai pris pour la première fois un dossard affilié à un club il y a trois ans car la course à pied est une façon de se retrouver en rendez-vous avec soi-même, d'être au cœur de la nature. C'est en quelque sorte un échappatoire face aux aléas de la vie. »
Quel a été votre ressenti sur la course ?
« La victoire du jour est ma neuvième d'affilée et la première dans les Deux-Sèvres. J'ai effectivement enchaîné huit victoires de suite dans la Vienne, dont sept sur les sept dernières semaines. Pour cette raison, je ne pensais pas être très en forme aujourd'hui car je me sens un peu fatiguée... », avoue celle qui a terminé première au vingt-huit kilomètres dans la catégorie féminine. « Systématiquement je fais des trail long entre vingts et vingt-huit kilomètres. C'est une véritable occasion d'apprendre à se connaître, à connaître son organisme, à prendre le temps de regarder les paysages. Je préfère la course longue aux courtes distances sur lesquelles je ne prends pas beaucoup de plaisir. »
Êtes-vous une habituée des courses longues ?
« L'année dernière j'ai fait ma première préparation pour le marathon de La Rochelle, que j'ai terminé après trois heures et treize minutes. J'étais deuxième de la Vienne. Pour ma deuxième préparation, j'ai dû abandonner au trentième kilomètre car il y avait trop de vent et une douleur au genou est apparue. Pourtant j'étais bien lancée, annoncée sur trois heures et sept minutes. Je conserve toujours en tête, lors de mes compétitions, le principe du plaisir. Je ne veux absolument pas être dans la souffrance pour terminer une compétition. Voilà pourquoi un abandon n'est pas une faille pour moi. » À noter que son classement lui a valu le fait d'être sélectionnée pour les championnats de France à Saint-Tropez mais l'épreuve était trop rapprochée des cents kilomètres de l'Île d'Olérons.
Quelle course envisagez-vous prochainement ?
« Il me reste désormais deux mois pour préparer l'ultra trail de Bretagne "Terre et Mer". Il représente cent-douze kilomètres entre Pour Fétan dans le Morbihan pour se terminer à Carnoët dans les Côtes-d'Armor. Le "Trail des foulées chapelaises" est à n'en pas douter une étape supplémentaire vers cet ultra. J'ai fait mon premier l'année dernière sur l'île d'Oléron. J'ai parcouru les cents kilomètres en treize heures et vingt-et-une minutes et j'en garde un très beau souvenir d'aventure personnelle humaine et sportive. »
Comment allez-vous vous préparer ?
« Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je ne m'entraîne pas énormément sinon les huit semaines avant un marathon. Ces dernières semaines, je ne faisais presque rien la semaine sinon un petit peu de vélo, du yoga, un tout petit peu de natation et donc systématiquement une course longue le dimanche matin. Pour préparer l'ultra trail, il va me falloir accepter de faire beaucoup plus de sortie longue la semaine. Je ne pourrai donc pas performer le weekend et ce n'est pas bien grave. Ma vie personnelle ne me permet pas de m'entraîner avec un club donc globalement je m'entraîne entre mes heures de cours à l'université de Poitiers. »
Mathilde Grellier avait participé à la dernière édition des Foulées chapelaises en mai 2024. C'est la raison pour laquelle elle a souhaité participer à la première édition du trail organisée par la nouvelle équipe en place, avec à sa tête Maxime Clisson.