Chaque jour les agents de la DIR Ouest basés à la Séguinière veillent à la sécurité des usagers de la RN 249. Explore est allé à leur rencontre.
Lorsqu'un automobiliste se retrouve en panne sur la RN 249 entre la Tessoualle et la limite du Maine-et-Loire à proximité de la Tillières, il fait automatiquement appel aux agents de la DIR Ouest basés à la Séguinière (49). Mais connaissez-vous bien le métier des hommes en orange et jaune fluo ?
Didier Abellard, responsable de l'un des CEI de la DIR Ouest
Les DIR sont un service de l'État rattaché au ministère de la transition écologique. À l'échelle nationale, on compte onze DIR, qui gèrent les autoroutes non concédées, c'est-à-dire sans péage, et les routes nationales. La DIR Ouest comprend les quatre départements bretons et trois départements des Pays-de-Loire (Maine-et-Loire, Mayenne et Loire-Atlantique). Pour sa part, Didier Abellard est responsable du CEI (Centre d'Entretien et d'Intervention) de la Séguinière de la DIR Ouest. « Nous, CEI de la Séguinière, nous intervenons essentiellement sur la partie Maine-et-Loire de la RN 249. Cela correspond à trente-quatre kilomètres de la deux fois deux et des neufs échangeurs. »
En termes de fréquentations, trente mille véhicules par jour empruntent la RN 249 et un véhicule sur six est un poids-lourd. « Il faut savoir que c'est la seule route nationale qui est dans le Maine-et-Loire et qui est rattachée au district de Nantes, le siège étant à Rennes. »
Le corridor de sécurité pour protéger Olivier en intervention
Olivier Vincent est l'un des quatre chefs d'équipe du CEI de la Séguinière. Lorsqu'il est en intervention, il doit respecter quelques procédures de manière à préserver sa sécurité : gyrophares, panneau de signalisation, cônes. Malheuresement trop de patrouilleurs risques leur vie au quotidien. C'est pourquoi, depuis 2018, la loi a inscrit le corridor de sécurité dans le code de la route, afin de réduire les risques de collisions. Tout conducteur doit se déporter sur la gauche à l'approche d'un véhicule stationné sur la voie de droite ou sur la bande d'arrêt d'urgence.
Concrètement, lorsqu'un véhicule équipé de feux spéciaux, ou tout autre véhicule dont le conducteur fait usage de ses feux de détresse, est immobilisé ou circule à faible allure sur un accotement ou une bande d'arrêt d'urgence, tout conducteur circulant sur le bord droit de la chaussée doit, à son approche, réduire sa vitesse conformément à l'article R.413-17 et changer de voie de circulation après s'être assuré qu'il peut le faire sans danger. Si le changement de voie n'est pas réalisable, le conducteur doit s'éloigner le plus possible du véhicule en demeurant dans sa voie. Le non respect est sanctionné par une contravention de la 4e classe, qui entraîne une amende forfaitaire de 135 euros et eventuellement une perte de points.
Merci à Didier Abellard et à Olivier Vincent de nous avoir accueilli et accompagné. Nous n'oublions pas Marial et Damien rencontrés quelques jours auparavant alors que nous avions crevé sur la RN 249 à proximité de Cholet et sans lesquels nous ne serions pas allés à la rencontre des des agents de la DIR Ouest.